Léa et mon permis de conduire…

Hey guys ?!
What’s up ? J’espère que vous vous portez bien.

Le permis de conduire! Ce fameux sésame. Savez-vous qu’en France (plus précisément en IDF),certains le fêtent tout autant qu’un baccalauréat (tiens, je vous en dirai plus bientôt sur cette étape de ma vie) ou le master ou encore un anniversaire? Anyway!

C’était en 2015, J’ai bravé l’épreuve théorique appelée code de la route après trois mois d’assiduité à l’école. Puis, vinrent les cours pratiques.

1- La rencontre de Léa : 

Je rencontrai cette jeune dame de 40 ans. Nous l’appellerons Léa. Elle était chrétienne depuis plusieurs années maintenant (plus de 5 ans si ma mémoire ne fait pas défaut). Elle était divorcée d’un homme qu’elle qualifia de violent et s’adonnant à des œuvres mystiques. De ce mariage sont nées deux magnifiques filles.
Léa était désormais en couple avec cet homme de confession musulmane depuis plus de cinq ans qui ne lui faisait aucune promesse de mariage.

2- Son histoire : 

Depuis sa conversion, Léa fréquentait une assemblée communément appelée “Église de réveil”. Toutes les fois où j’ai eu à passer du temps avec elle à l’auto-école, elle me narrait ses histoires de couple bien tumultueuses. Dès le moindre désaccord de son chéri, elle se mettait à paniquer car elle craignait qu’il la quitte.

Elle m’expliquait qu’elle était énormément combattue par des esprits sataniques envoyés par son ex mari afin de détruire cette Nouvelle relation; bien évidemment, les enfants n’en étaient pas épargnées. Elle approfondissait davantage en me disant qu’elle en parlait très souvent à la Femme de son pasteur qui la suivait et l’encourageait à persévérer dans le combat par la prière mais en n’oubliant pas les offrandes. Léa devait faire plus d’offrandes que d’autres car son cas était plus difficile. (A Chacun sa doctrine. Là n’est pas le débat).
Cependant, je voulais bien accepter que ma chère soeur soit combattue (comme toutes personnes ayant donné sa vie à Jésus), mais Le point qui m’intriguait le plus était celui ci :

Elle était en couple depuis plusieurs années avec un homme dont la Foi était opposée à la sienne, tout en acceptant de ne pas se marier avec lui si, telle était sa volonté (vous y êtes ?!). De plus, je me questionnais de ce qu’il en était de la pudeur sexuelle qu’ils entretenaient… ou pas. Alors, je n’osai jamais lui poser la question mais priant qu’elle le confesse d’elle-même un jour, si tel était réellement le cas. Et ce jour arriva.

3 – Elle l’a confessé : 

Elle avoua très explicitement qu’elle entretenait des rapports sexuels hors mariage avec cet homme. Léa ajouta qu’elle était bel et bien consciente qu’elle vivait dans le péché et Que ce qu’elle faisait ne plaisait pas à Dieu. Cependant, son compagnon ne comprendrait pas ce principe, quand bien même il est le même dans l’islam.

La 1ère phrase qui me vint à l’esprit fut celle-ci : <<Es-tu consciente qu’en réalité tu donnes le bâton au diable pour te faire battre ?>>. Cette phrase retentissait dans mon esprit sans toutefois laisser ma bouche s’exprimer. Maintenant, ce n’était plus une, mais deux, cinq, dix phrases qui se mélangeaient dans ma tête. Je devais lui dire. Mais tellement abasourdie par la conscience qu’elle avait de sa vie de péché, je restai sans voix.

Léa me demandait très souvent de prier pour elle et son couple afin que les disputes incessantes s’arrêtent et Que l’homme puisse changer (certains traits de caractère). Elle me demandait d’exercer le fameux <<combat spirituel>> pour éloigner tous ces esprits qui l’oppressaient de jour en jour. Et elle venait de m’avouer d’une façon très naturelle qu’elle avait des rapports sexuels hors-mariage sans laisser la moindre suspicion d’une éventuelle volonté de délivrance.

Je vous l’explique autrement. Vous ouvrez la porte de votre chambre (représentant votre intimité), faites entrer ET asseoir des étrangers. Ensuite, vous appelez les voisins pour qu’ils vous aident à les déloger. Léa ne demandait pas de l’aide pour arrêter de faire entrer les étrangers malsains chez elle. Elle ne les voulait plus chez elle tout en leur laissant la porte ouverte. .

Je lui demandai donc : et ta Maman pasteur ? Est-elle au courant de ce détail ? Elle me répondit par l’affirmative. Je répliquai : Et elle ne t’a rien dit à ce sujet ? Elle répondait à son Tour : << Si. Normalement les rapports sexuels c’est pour les mariés. Ca je le sais>>. Par conséquent, elle avait beau faire des offrandes, cela n’arrêterait rien. En effet, elle devait simplement sortir ce péché de sa vie, fermer la porte de son intimité.

La séance terminée, je sortis et rentrai chez moi. Je la reverrais la séance suivante.

4 – Une mission divine :

Souvenez-vous de Et j’ai rencontré Christopher,Je vous évoquais ce fait qu’avec Dieu, il n’y a pas de rencontres hasardeuses. Nous sommes en mission de manière permanente. 

Dieu m’expliqua qu’elle ne connaissait pas la valeur qu’il lui donnait. Elle était en manque d’amour profond et telle était la raison pour laquelle elle s’accrochait à un homme en bradant les principes divins. Son coeur souffrait et était dans cette populaire <<dépendance affective>>. Cet état émotionnel qui vous rend esclave de l’amour humain.
Léa estimait qu’à plus de 40 ans, elle n’avait plus rien à attendre de la vie. Elle se considérait trop âgée et ne trouverait jamais quelqu’un avec qui faire sa vie à la Gloire de Dieu. Elle préférait donc se laisser malmener par un jeune homme dont la présence nourrissait son illusion d’être heureuse. Mais elle ne l’était pas.

Un jour en priant pour elle, je reçus du Saint-Esprit que je devais lui dire de sortir de cette relation, de quitter cet homme.
Pour moi, il était impensable de transmettre de telles paroles à une personne. J’ai toujours préféré emmener la personne à voir d'<<elle-même>> qu’elle n’était pas au bon endroit; afin qu’elle prenne la décision par <<elle-même>> en étant face à la vérité.
Dans cette situation, Dieu avait changé la donne. Je devais lui dire de quitter cet homme avec qui elle avait déjà partagé plus de 5 années de vie.

5 – Permis raté ! 

Ma dernière séance à l’auto-école arriva. Je voulais le lui transmettre mais, je balbutiais. Vous vous dites sûrement qu’il n’y a rien de difficile dans cette instruction.
Dans mon cas, elle l’était. En ce qui concerne les relations, J’avais pour habitude de faire citer tous les points négatifs qui mettent en évidence la toxicité d’une relation. A la fin, je procédais à une interrogation du type : qu’est ce que toi, tu veux ou désires ? Qu’est ce que Dieu veut et attend? Et des réponses qui en résultaient, j’annonçais : you know what you have to do now/ Tu sais ce que tu as à faire maintenant.

En général, les gens se rendent compte qu’il y a un océan entre ce que Dieu veut et dit (et dont ils sont totalement conscients) et ce qui se passe dans la relation. Ils savent définir quels choix effectuer. Néanmoins, ils sont comme des esclaves enchaînés, dépourvus de capacité de décider fermement.

Celà-dit, c’était censé être le dernier jour où je la voyais. je ne lui dis rien de l’instruction divine que j’avais reçue. Je désobéis. Et je ratai mon examen. Nous étions en novembre.

Ca arrive à tout le monde allez-vous penser. Effectivement ça arrive à Tout Le monde, mais chacun pour des raisons différentes. J’étais prévenue de ce résultat. Tant que je n’allais pas accepter d’ouvrir Ma bouche et parler, je raterai autant de fois l’épreuve pratique. Dieu savait qu’une fois cet examen réussi, je ne la reverrai plus. Alors je ne pouvais pas m’en aller sans avoir donné sa Parole à cette dame en quête d’amour. 

Par ailleurs, lorsque Léa apprit que je ratai mon permis de conduire, elle s’exclama : <<Ton refus d’admission n’est pas naturel Raïssa. Je sais que tu étais prête pour l’avoir. Ce n’est pas normal>>. (Vous l’avez assurément compris. Léa était ma monitrice). Oui en effet, il n’était pas naturel car il était lié à une mission spirituelle. 

6- Cette fois, c’est la bonne !

Je passai à nouveau l’épreuve en Février. Entre ces deux mois, je ne la vis qu’une seule fois. Et cette fois là, j’obéis. Elle m’écouta attentivement pendant que je parlais. Et à la fin me remercia. Le lendemain, je passai l’épreuve. Des cinq que nous étions, je fus la seule à l’avoir.

Chers amis, ne soyons pas des collègues de Jonas. Obéissons promptement à Dieu comme Abraham. S’il nous a choisis, sentons nous privilégiés. Cet article expose une faiblesse que j’ai eue et je vous exhorte à ne pas reproduire cette erreur de désobéissance. Si nous nous introspectons, nous réaliserons que plusieurs secteurs de nos vies sont “en retard”, parce qu’un jour, nous avons choisi de dire NON à Dieu. 

Décidons maintenant, de marcher dans l’obéissance complète au Saint-Esprit, car comme le dit sa parole, <<nous ne nous appartenons plus. Nous avons été rachetés à un grand prix. Et si nous vivons, ce n’est plus pour nous, mais pour Christ en nous>>. 

Que Dieu vous bénisse. 

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